Immobilier : un marché encore grippé

Les transactions immobilières sont en chute ces dernières années et il va sans dire que le marché français de l’immobilier est encore grippé.

La légère hausse des transactions à 2,7 %, en 2013, dans l’ancien immobilier, n’a pas suffi pour une relance du marché, surtout que l’on oublie souvent un élément capital, la démographie.

Le plus étonnant est que la population évolue et croît en nombre, mais le marché de l’immobilier est bel et bien bloqué.

Le boom du nombre de ménages

À l’heure où le nombre de ménages a été en croissance permanente pendant la crise, le nombre de transactions immobilières a connu un recul certain.

En s’appuyant sur l’accroissement de la population, on peut constater que le marché immobilier est plus grippé qu’on ne le pensait, ceci, même en cumulant les ventes dans le neuf et l’ancien.

Ce boom du nombre de ménages s’explique, bien sûr, par les divorces et également par la décohabitation.

Aussi, avec l’âge, il est plus courant de vivre seul, c’est ce qui explique la progression rapide du nombre de ménages par rapport à la population.

Incontestablement, toutes ces situations influent sur la demande en logements.

La baisse des opérations immobilières

En comparant l’augmentation du nombre de la population et de la décohabitation par rapport au nombre de transactions immobilières, on peut tout de suite constater que les transactions connaissent une baisse plus marquée.

Force est de constater que depuis la crise, les Français sont de moins en moins nombreux à faire construire, à vendre ou à acheter un logement.

Neufs et anciens confondus, le nombre d’opérations immobilières par ménage a connu une chute d’environ 25 % en seulement 8 ans.

Cette baisse des opérations immobilières s’expliquerait par la conjoncture économique de la France, mais également par sa politique gouvernementale.

Situation économique et politique contradictoire

Dans la mesure où les institutions financières offrent des taux bas, les crédits sont dédiés à un nombre restreint de ménages, jugé comme étant en bonne santé financière d’après des critères très stricts.

Cette mesure a réduit de 30 % l’offre de crédits immobiliers.

Mais aussi, le facteur qui immobilise le marché est la mise en place de politiques contradictoires: depuis deux ans, les actions menées par l’État ne concourent pas à la fluidification du marché.

Au final, acheteurs et vendeurs trouveront toujours un accord commun pour les prix. Le le marché immobilier requiert un plan logement pérenne, global et concerté.

Pages à voir :

http://www.contrepoints.org/2013/10/16/142856-le-marche-de-limmobilier-stagne
http://agence-immobiliere.laforet.com/agence-paris.html
http://www.laforet.com/

Etiquettes: